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| Daubèze
sur la commune de Lamontjoie |
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| L'agglomération
pourrait dater du XI ème siècle, époque à laquelle des fours tuilier
et potier sont en activité, selon les fouilles effectuées en 1982. Le bourg
s'est implanté sur un site de croupe, auprès d'un château. Un castrum est mentionné
en 1254, selon P. Simon. Des coutumes sont accordées à Daubèze en 1271 par G. A. de Rovignan. Le bourg dépendait de la paroisse Saint-Hilaire, église édifiée à proximité d'un habitat gallo-romain, à 900 mètres environ au sud-est de Daubèze, sur un versant de vallée sèche (lieu-dit Gleize Bieille sur le cadastre de 1842). Une nouvelle église est construite au bourg au XVI ème siècle, succédant peut-être à une chapelle castrale, sous le vocable de Sainte Marie Madeleine. Après la désaffection de l'ancienne église, l'église du bourg a repris le vocable de la paroisse. L'habitat villageois n'a pas été conservé, mais des chemins témoignent des anciennes limites de l'agglomération. Quelques nouvelles demeures ont été édifiées à la fin XVIII ème et au IXX ème siècle. |
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| Crédit
photo Jean-Luc Marijon |
| L'église
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| Le lieu de Daubèze
dépendait de la paroisse Saint-Hilaire, au lieu-dit Gleize Bieille,
édifice construit à proximité d'une villa gallo-romaine. A la suite de la constitution du bourg castral de Daubèze, une église Sainte-Marie-Madeleine y est construite (mentions du XVII ème siècle, selon A. Jerebzoff, Ph. Jacques et J.-P. Zanatta) . Le vocable de Saint Hilaire lui a sans doute été attribué lors de la disparition de l'ancienne église paroissiale, dont le site n'est plus employé que pour les inhumations dès le XVII ème siècle. L'édifice date de la 1ère moitié du XVI ème siècle. Le clocher pignon pourrait dater de la fin du XVI ème siècle, comme la cloche fondue en 1595. L'église a été restaurée au milieu du XX ème siècle, notamment le clocher repris sur un dessin de Jean Payen, la charpente, les fenêtres, et plusieurs contreforts qui ont été ajoutés. |
| La
cloche |
| Cloche
fondue en 1595 pour son emplacement actuel. Les armoiries d'alliance peuvent
être interprétées de deux façons : - le premier écu, d'azur à 3 rocs d'échiquier d'or, est celui des Roquelaure, possessionnés dans les environs. - le second, d'or à 3 fasces de gueules, peut correspondre aux armes des d'Ornezan ou des Goth (et non des Montaut comme l'indique le dossier d'inscription M.H.). Il peut donc s'agir des armoiries d'Antoine de Roquelaure, maréchal de France, gouverneur de Guyenne (1543-1615), et de sa première femme Catherine d'Ornezan de Saint-Blancard (épousée en 1581), ou bien de celles de Louise de Roquelaure de Saint-Aubin, cousine du maréchal, et de son mari Jean Pierre de Goth, seigneur d'Aubèze (en Bas Armagnac), mariés en 1573. |
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| Les
bas reliefs
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| L'ensemble de bas-reliefs (peut-être de fabrication toulousaine) provient, selon un témoignage local, de l'ancien maître-autel détruit, d'après l'inventaire de 1906. Toutefois, le maître-autel, dont le matériau n'est pas précisé, ne comportait que "quatre statues" sculptées sur le devant d'autel. Iconographie
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| ©
Lamontjoie
2003-2008 |