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| Histoire
: Luttes Franco Anglaises
en Aquitaine depuis le Moyen Age |
| Les
luttes franco anglaises | |
| XII
ème, XIII ème et XIV ème siècle |
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L'Histoire ne recommence
vraiment, pour la Région de Lamontjoie, qu'avec le XII ème siècle,
en raison des luttes franco-anglaises qui vont s'étendre sur près de trois
siècles. En 1195, Richard Coeur de Lion cède l'Agenais au comte de Toulouse Raymond VI. |
| Mais ce dernier attirera sur lui la foudre de la Croisade des Albigeois. |
| Louis
VIII, succédant à son père Philippe Auguste, rêva
de chasser les anglais de cette région et de s'étendre jusqu'aux
Pyrénées. Plus tard, c'est l'Aquitaine qui fit les frais du compromis grâce auquel Saint Louis rendit cette région aux Plantagenêts, tout en gardant les | ![]() |
| territoires
les plus nécessaires à la réalisation de l'unité française. En 1270, Saint-Louis meurt et est remplacé par son fils Philippe III Le Hardi. Si ce dernier ne respecte pas le traité de Paris et met la main sur l'Agenais, il se voit contraint de le rendre au roi d'Angleterre avec le traité d'Amiens en 1279. |
![]() | Ce
traité est très important pour le territoire de Lamontjoie,
car il en fait une région frontière entre la France et l'Angleterre,
du côté anglais et face à l'Armagnac resté
français. C'est à la suite de ce traité que fut construite pour jalonner et surveiller la nouvelle frontière, la ligne des postes fortifiés. |
| A ce moment, cette ligne laisse du côté anglais les territoires des communes d'Astaffort, Lamontjoie, Saint Vincent, du Nomdieu, Francescas, de Condom, et du côté français celles du Pergain Taillac, Saint Mézard, Pouy Roquelaure, de Ligardes, Gazaupouy, Valence sur Baïse. |
| Les châteaux de Las Martres, Taillac, Roquelaure... jalonnent la ligne française face au Nord. Leur faisant face, les châteaux anglais Tuque, Marin, Daubèze... En 1293, un conflit armé entre marins gascons (anglais) et marins normands (français) permit à Philippe le Bel de déclencher une action juridique justifiant sa main mise sur l'Agenais. | ![]() |
| Sous le prétexte de simple police contre les malandrins, il décida en 1297 la création d'une nouvelle Bastide, précisément sur la précédente frontière... |
![]() | Le
jeudi 1er janvier 1299, la charte de création de cette Bastide et
son nom, La
Montjoie de Saint Louis furent concédés. Le recours au souvenir du prestigieux capétien pour patronner cette Bastide, témoigne de l'importance que Philippe attache à l'implantation de ce nouveau jalon. |
| Plus
tard, La Montjoie ne cessa de passer, en raison des fluctuations de la
frontière, du Royaume de France à celui d'Angleterre. Ce n'est que sous Charles V, vers 1530, que La Montjoie rentra, pour ne plus en sortir, dans le Royaume de France. |