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Les reliques de Saint-Louis
 
La châsse reliquaire

La tradition nous assure que les reliques de Saint-Louis ont été données à la Bastide, dans la châsse reliquaire du XIII ème siècle, lors de sa fondation.

Philippe le Bel, à l'occasion de la fondation de Lamontjoie, offre à la Bastide huit métacarpes bouillis dans du vin sertis de viroles d'argent

de son aïeul Saint-Louis récemment canonisé (le 6 août 1297).
Saint Louis qui vient d'être exhumé de la basilique Saint Denis depuis quatre mois (le 25 août 1298) et transporté en grande pompe à la Sainte Chapelle.
Philippe le Bel et ses enfants
Châsse de l'Abbaye de Lys
La châsse en émaux champlevés limousins, rappelle celle plus connue qui est au Louvre et dans laquelle Philippe le Bel offrit aussi des reliques de Saint-Louis à l'Abbaye de Lys.
Chaque face et les rampants sont ornés des médaillons blancs à cercle rouge sur fond bleu foncé. Au milieu du médaillon, un ange debout aux ailes déployées.
 
Le couvercle est en bâtière et elle est soutenue par quatre pieds.
 
Châsse de Saint-Louis de Lamontjoie

Une croix d'argent, contenant une relique, servait à toute heure pour la commodité des pélerins et des malades. Elle était conservée à la sacristie (traité du 6 septembre 1648).

Le couvent des Cordeliers est fondé le 29 juin 1623. Les religieux célèbreront leurs offices dans l'église paroissiale, la chapelle Notre-Dame étant réservée au curé.

 
Le terrain sur lequel sera élevé ce couvent sera donné par le Sieur de Marin
Pendant plusieurs siècles, les religieux cordeliers (dont le sceau portait l'inscription : Sigillum Conventus Fratum Minorum Montis Gaudii, sceau du couvent des frères mineurs de Lamontjoie) furent responsables du pélerinage et de la garde des reliques.
 

Les châsses sont des coffrets pour les reliques. A l'origine, leur forme est celle du sarcophage. Elle évolue ensuite vers celle de l'église, avec des éléments de faîtage des crêtes et des pinacles. L'iconographie du décor émaillé présente souvent un rapport étroit avec le saint dont les reliques sont contenues dans la châsse.
D'autres châsses ont des figures de saints non identifiables ou des théories d'anges en médaillon. On peut ainsi imaginer que, réalisées sur commande, elles pouvaient être fabriquées par avance pour contenir les reliques de n'importe quel saint.

L'émail champlevé pratiqué surtout au Moyen-Age en Limousin et dans les régions rhéno-mosanes est une technique d'orfèvrerie généralement appliquée au cuivre parce qu'elle nécessite un support de métal de forte épaisseur. Elle consiste à creuser des cavités dans lesquelles sera déposé l'émail en poudre. Une dorure masquera l'apparence vile du métal.

 
Le buste reliquaire de Saint-Louis
Le buste reliquaire de Saint-Louis (Eglise de Lamontjoie) - Crédit photo Jean Luc Marijon

Le buste reliquaire de Saint-Louis (peut-être sous les traits de Louis XIII) en bois taillé, peint, doré à la feuille d'or date du milieu du XVII ème siècle (?).

Il pourrait s'agir du seul élément subsistant du retable exécuter vers 1648-1650, après que la garde des reliques du saint eût été confiée, par traité du 6 septembre 1648, aux Cordeliers dont le couvent s'étendait au sud de l'église.

Selon la tradition locale, le buste aurait été sauvé de la destruction pendant la Révolution par une jeune fille du Bourg, Marie Lapeyre.
L'église ayant été transformée en "club", la jeune fille, avec la complicité de l'ex-sacristain, le déroba à la vendicte avant que le rétable ne soit brûlé, pour le cacher dans une meule de foin. Certainement mal, car son père ne vit briller l'or le lendemain, en allumant son four.
"Je vais te faire chauffer les joues", dit-il, en menaçant le buste.
Mais la jeune fille veillait : elle reprit le précieux fardeau pendant que son père tournait les talons, et le déposa en lieu sûr chez son complice.
Cependant, il lui fallut déguerpir et se cacher elle-même, pour ne rentrer à la maison paternelle qu'après l'orage révolutionnaire.
Quand elle put revenir, elle eut droit à un rang d'honneur dans certaines processions solennelles.
 
Coffret reliquaire de Saint-Louis
En argent ciselé au trait, ce coffret du IXX ème contient une relique sertie dans une couronne à pointes en argent.
Mgr de Levezou de Vesins fit sceller en 1868 l'un des os de la main droite de Saint-Louis dans ce coffret.
Il a été présenté à l'exposition Saint-Louis à Lamontjoie en 1970.
 
Croix reliquaire
Croix d'argent du XVII ème fixée sur une tige tubulaire en laiton par l'intermédiaire d'un noeud sphérique, elle est utilisée comme baiser de paix.
A l'interieur de l'embout dévissable, un sceau avec armoiries épiscopales (deux geules à rose d'argent, au chef d'azur chargé de trois merlettes de sable). Une inscription au revers du montant de la croix : .V.V.E.T.V.D.E.T.S.L.R.I.P.
La réserve en forme de gland est sans doute une réfection du IXX ème siècle.

Il s'agit probablement du petit reliquaire, au pied duquel était fixée une "petite relique" de Saint-Louis. Le contrat passé le 16 septembre 1648 entre le cordelier Lamothe, gardien des reliques,
Autel de Saint-Louis (Eglise de Lamontjoie) - Crédit photo Jean Luc Marijon
et le curé de Lamontjoie stipulait que celle-ci pourrait être conservée à la sacristie "pour la commodité des pèlerins et des malades".
La fin de l'inscription gravée au revers du montant pourrait dans ce cas signifier : Sancti Ludovici Regis Infirmorum Protector.
Le cachet épiscopal à l'intérieur de la réserve est celui de Charles-Paul Sagot du Vauroux, évêque d'Agen de 1906 à 1937.
 
Reliquaire monstrance
Cette monstrance hexagonale vitrée en bronze fondu, ciselée et dorée, entourée ce six bobèches circulaires et sommée d'un toit et d'un clocheton, renferme des reliques serties dans des bagues d'argent. Son ornementation est faite d'animaux fabuleux, de formes végétales, architecturales et à écailles. Elle date de 1874.
 
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